• amour-tigrou
    amour-tigrou

    En sortant de la salle de bain, j’ai aperçu son regard avec un léger sourire, d’une part, il me confirmait que je lui faisais de l’effet mais aussi qu’il croyait avoir réussi a m’apprivoiser et que sa soirée allait se passer comme il l’espérait.

    Nous sommes donc aller au cinéma, il y avait du monde, dans la file d’attente, les regards des autres hommes me confirmaient l’attirance que je provoquai dans ma jolie robe.

    La salle était déjà bien remplie, et l’ouvreuse à eu du mal à nous trouver deux places cotes à cotes, c’était dans les derniers rangs et je me suis retrouvée à coté d’un homme d’environ la cinquantaine, grisonnant, plutôt bel homme et qui me regarda de la tête au pieds alors que je m’installai dans le profond fauteuil.

    Je doit avouer que son regard m’a troublé, profond et insistant, parcourant lentement mon corps et malgré que cela n’ai duré que quelques secondes, cela a suffit à me faire rougir avec même une légère panique naissante.

    A tel point que j’ai demandé a mon mari de me passer sa veste pour me couvrir les jambes que je trouvai trop exposées avec cette petite robe qui était d’un seul coup trop courte a mes yeux.

    - Tu as froid ? me demanda mon mari.

    - Pas encore, mais tu sais dans ces salles il fait toujours un peu frisquet.

    Soudain, la salle tomba dans la pénombre, pour laisser place au film, ce qui ma rendue encore plus mal a l’aise, j’avais l’impression que cela venait de créer une sorte d’intimité entre cet homme et moi alors qu’il n’en était rien.

    Je cherchais à me donner une certaine contenance, en repensant a ce début de soirée et au plan que je m’étais fixé pour en quelque sorte punir mon mari, mais mon esprit se concentrait bien plus sur le regard que les hommes avaient porté sur moi alors que nous faisions la queue au guichet, des regards appuyés sur les formes de mon corps et sur le coté sexy de ma tenue.

    Ces pensées, avaient malgré moi encore augmenté ma sensibilité et mon excitation, se sentir belle, ainsi désirée ne peut laisser aucune femme insensible et je ne pensais déjà presque plus à mon désir de vengeance mais je n’étais vraiment plus attirée par le film sur l’écran.

    Je repensais à mon voisin de fauteuil, son regard sur moi et à la promiscuité de nos corps, l’un à coté de l’autre, je ressentais un certain érotisme à cette situation tout en me sentant parfaitement en sécurité avec mon mari à coté de moi.

    C’était finalement plaisant comme situation, de se laisser aller à ressentir le désir de tous ces inconnus tout en ne courant aucun risque, c’était même très excitant, mon corps semblait apprécier car une douce chaleur envahissait petit à petit mon ventre et mes mains étaient légèrement moites, ce sont des signes qui ne trompent pas.

    C’est bien pour cela que je n’ai même pas réagi lorsque le bras de mon voisin est venu doucement s’appuyer contre le mien en se posant sur l’accoudoir qui nous séparait. Je me sentais bien et j’ai pris cela comme une suite logique à toute cette situation, également lorsque j’ai aussi senti son pied venir contre le mien.

  • MDR

  • Ah... laisse tomber. Je viens de comprendre.